mars 2009

Lettre n°5 de l’AFA

Moins célèbre qu’un autre numéro 5, vous trouverez la Lettre n°5 de l’AFA.

Il n’y a pas de scoop, tous les chiffres annoncés sont déjà publiés.

Pour faire simple :

  • en 2008 : 72 adoptions au Mali (pour 133 en 2007).
  • à fin décembre 2008 : 921 dossiers en attente pour le Mali dont 513 déjà sur place qui n’ont pas fait l’objet d’apparentement.

 Bonne lecture.

Nouvelle pouponnière

Prise en charge des enfants en situation difficile : UN DEUXIEME ORPHELINAT A BAMAKO

l’Essor  n°16399 du - 2009-03-10

Bamako dispose désormais d’un deuxième orphelinat. En effet, après le Centre d’accueil et de placement familial communément appelé « Pouponnière », la capitale vient d’être dotée d’une structure qui a la même vocation. Le nouveau centre est un joyau qui trône majestueusement à la Cité Unicef à Niamakoro en Commune VI du district de Bamako. Il a été inauguré samedi dans l’après-midi par le président de la République, Amadou Toumani Touré. Le chef de l’Etat était accompagné pour la circonstance de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré. De nombreuses autres personnalités ont participé à la cérémonie d’inauguration, dont des membres du gouvernement, le Grand prieur de l’Ordre œcuménique de Malte, Eric Duval, l’ancien Premier ministre du Togo, Edem Kodjo en sa qualité de chevalier de l’Ordre œcuménique de Saint Jean.
Ce deuxième orphelinat de Bamako a coûté plus de 450 millions de Fcfa entièrement financés par l’Ordre oecuménique de Malte qui entretient une excellente coopération avec la Fondation pour l’Enfance dont la présidente est Mme Touré Lobbo Traoré. Et ce n’est pas un hasard si la Première dame a été désignée marraine de ce nouvel orphelinat.
Le centre peut accueillir 100 orphelins. Il dispose d’une salle de couture, d’une salle de rééducation, d’une infirmerie, d’une cuisine et d’une dizaine de dortoirs. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise chinoise, Xin Xiang.
Dans son discours de bienvenue, le maire de la Commune VI du District, Souleymane Dagnon, a salué les efforts des pouvoirs publics en faveur de la protection de la petite enfance, avant d’assurer du soutien de la municipalité à la nouvelle structure.
Le Grand prieur de l’Ordre oecuménique de Malte, Eric Duval a, lui, rappelé que c’est lors d’une de ses visites au Mali que le président et son épouse lui avaient soumis le projet de construction d’un centre d’accueil pour venir en aide à certains orphelins de Bamako. “Je suis très honoré que le nouveau centre d’accueil ait pour marraine la Première dame, Mme Touré Lobbo Traoré”, a-t-il ajouté.
L’ancien Premier ministre du Togo, Edem Kodjo et chevalier de l’Ordre oecuménique de Saint Jean dira, pour sa part, que la réalisation de cet orphelinat témoigne de la très forte solidarité de l’Ordre de Malte en faveur des couches les plus diminues, plus précisément des enfants en situation difficile. L’ancien secrétaire général de l’OUA (l’ancêtre de l’Union africaine) a longuement parlé des bienfaits de l’Ordre oecuménique de Malte en Afrique et dans d’autres pays en voie de développement. “L’Ordre oecuménique de Malte oeuvre pour la paix, la concorde, l’entente entre les peuples à travers le monde”, a-t-il témoigné.
La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a indiqué que la finition de la première phase de la construction de ce deuxième orphelinat vient soutenir les efforts des pouvoirs publics dans la prise en charge des enfants en détresse. “La construction d’un orphelinat n’est pas un luxe. Elle répond aux besoins de venir en aide aux enfants abandonnés à eux-mêmes à la suite de la mort de leurs parents ou de la dislocation de leurs familles ou pour cause de l’extrême pauvreté”, a poursuivi Mme Maïga Sina Damba.
Après la coupure du ruban symbolique et la visite guidée des lieux, le président de la République s’est dit très satisfait et fier de la coopération avec l’Ordre oecuménique de Malte. “Au nom de l’ensemble du pays, je salue ce geste de générosité de l’Ordre oecuménique de Malte qui entretient une très bonne coopération avec notre pays. Nous nous rejouissons de la réalisation de ce deuxième orphelinat dans le District de Bamako et nous ferons tout pour mériter davantage de la confiance de l’Ordre de Malte. La particularité de ce centre est qu’il va accueillir des enfants portant de sévères handicaps. Cet orphelinat sera bientôt doté d’une école. Ce qui permettra aux enfants d’être suivis non seulement à l’orphelinat, mais aussi à l’école”, a précisé le chef de l’Etat dont l’engagement pour la cause des enfants est connu de tous.
Rédacteur : M. KÉITA

Source : http://www.essor.gov.ml/jour/cgi-bin/view_article.pl?id=21557

Seconde chance…

logo senat

Un rapport sur l’AFA et plus généralement l’adoption a été fait par trois sénateurs. Le rapport et une synthèse sont téléchargeables sur le site du Sénat. Ce rapport est d’autant plus important qu’il s’inscrit dans le projet de loi. Certaines recommandations sont discutables…

“L’Agence française de l’adoption a été créée par la loi du 4 juillet 2005 afin d’offrir une troisième voie pour l’adoption à ceux qui ne peuvent pas être pris en charge par un organisme autorisé pour l’adoption (OAA) et qui ne souhaitent pas entreprendre seuls les démarches pour adopter. La réforme visait également à tenir compte de la fermeture progressive aux adoptions individuelles de certains pays parties à la convention de La Haye.

La création de cette agence a suscité de nombreux espoirs chez les candidats à l’adoption. Trois ans après sa mise en place effective, et alors qu’elle a fait l’objet de critiques, les commissions des finances et des affaires sociales du Sénat ont jugé nécessaire d’analyser sa gestion et son action, en vue notamment de l’examen d’un prochain projet de loi.

Auguste Cazalet, Albéric de Montgolfier et Paul Blanc jugent le bilan de l’agence mitigé et formulent plusieurs propositions pour permettre à l’Afa de remplir pleinement les objectifs qui lui avaient été assignés et, plus largement, pour rendre plus efficace le système français d’adoption internationale.

Ils estiment également nécessaire de réformer les conditions de délivrance des agréments, de mieux encadrer les demandes d’adoptions internationales et de favoriser le développement de l’adoption nationale.”

Source : http://www.senat.fr